Suite à une première rencontre pour nous présenter l’évènement Futur en Seine Stéphane Distinguin passe à nouveau devant la caméra pour faire le point 3 mois plus tard.
Les 5 thèmes qui rythmeront la semaine du festival sont maintenant arrêtés : le futur de la vie, le futur de la ville, le futur de la musique et de l’image, le futur des communications, le futur de la création. Le travail à venir concerne les conférences, les lieux, et les partenaires.
Futur en Seine, le festival francilien de la ville et de la vie numérique, s’est tenu pour la première fois en 2009 et se tiendra à nouveau au printemps 2011. Il a pour vocation de réunir professionnels, artistes, universitaires et bien sûr le public autour de prototypes (des tests grandeurs nature de nouveau produits/services), d’évènements et de fêtes. Stéphane Distinguin, fondateur de de fabernovel, qui préside la prochaine édition, présente l’évènement, ses ambitions et ses sources d’inspiration parmi lesquelles le Festival de Cannes et SXSW.
Les prototypes sont au centre du festival, ils permettent de soumettre à l’appréciation du grand public des dispositifs technologiques innovants au services de nouvelles pratiques. Les prototypes, retenus à l’issue d’un processus de sélection, font l’objet d’un financement par les pôles de compétitivité.
"Jordi Savall rapportait une jolie histoire […] Il avait repéré dans un village perdu d’Espagne une vieille femme qui fabriquait de très belles chaises à la main. Il demande le prix d’une chaise : “100 euros”. Il demande le prix de 6 chaises, calculant à l’avance la dégressivité logique. Réponse : “1000 euros” et avec cette explication logique de l’artisane : “C’est pour me dédommager de l’ennui de devoir refaire plusieurs fois la même chose."
Pierre Sauvageot, article Art-money dans l’ouvrage collectif Artistes 2020
Le médialab de Sciences Po est une structure qui a été créée en 2009 pour apporter aux chercheurs en sciences sociales un accompagnement dans l’utilisation des méthodes numériques.
Paul Girard et Tommaso Venturini présentent les enjeux de ces méthodes qui transforment tant la collecte des données que le traitement qui en est ensuite fait. Ils nous donnent en particulier l’exemple des négociations internationnales sur le climat qu’ils analysent avec l’Idri au moyen de la théorie des graphes pour déterminer qui en sont les acteurs influents et comment se manifestent leurs contributions dans les textes officiels.
Le médialab a pour l’instant un rôle pédagogique limité, s’adressant essentiellement aux doctorants. A l’exception d’un cours dont nous parlent Paul et Tommaso : La cartographie des controverses, cours lancé par Bruno Latour et repris par d’autres universités à l’international.
"Boorstin ne comprend pas que la prolifération des “pseudo-évènements” préfabriqués, qu’il dénonce, découle de ce simple fait que les hommes, dans la réalité massive de la vie sociale actuelle, ne vivent pas eux-mêmes des évènements."
"Le temps de la survie moderne doit, dans le spectacle, se vanter d’autant plus hautement que sa valeur d’usage s’est réduite. La réalité du temps a été remplacé par la publicité du temps."
La 27e Région est un projet porté par la FING, un laboratoire des nouvelles politique publiques au niveau des territoires. La méthode d’intervention mise en place est la résidence qui consiste à placer en immersion designer, sociologues, architectes… Le fonctionnement de ces résidences est expliqué par Romain Thévenet, designer au sein de la 27e Région.
L’approche utilisée dans les résidences tranche avec les méthodes d’action publique habituelle : des intervention hyper-locale et la co-conception pour faire émerger des solutions auxquelles sont associés les protagonistes.
Les résidents utilisent le design thinking, une méthode qui passe notamment par l’itération et le prototypage, dans la formulation d’une réponse à un problème posé. Romain insiste en particulier sur la notion “d’objet criticable” qui est point autour duquel peut se nouer le dialogue entre des protagonistes n’ayant pas le même background.
Le New-York Times et d’autres grands médias traditionnels se sont dotés de “Lab” sans qu’on sache bien ce que ce terme recouvre, si ce n’est qu’on y trouve des geeks qui bidouillent ce qui leur passe sous la main. C’est ce qui m’a conduit à rencontrer Michel Lévy-Provençal qui est à la tête du Studio Multimédia France 24 / RFI, Studio qui abrite un Lab qui fut l’objet premier de mon intérêt.
Dans la première vidéo Michel explique ce qu’est le Lab, une entité de R&D, et sa relation au Studio Multimédia : c’est au sein du premier que naissent les projets innovants, mais c’est le second qui en assure la maintenance une fois validés.
Le Studio Multimédia France 24 / RFI assure un ensemble de fonctions de support à la rédaction et au département marketing. Michel en détaille les missions, raconte comment le Studio en est venu à se constituer et les compétences qu’il rassemble aujourd’hui.
Le Studio Multimédia n’est pas au sein de France 24 / RFI l’équivalent d’une DSI au sein d’autres entreprises : il ne s’agit pas seulement d’une sous- ou sur-couche qui s’ajoute aux fonctions coeur de l’entreprise. Au contraire le Studio est véritablement intégré avec la rédaction et le marketing, et Michel Lévy-Provençal nous explique comment.
France 24 / RFI a fait le choix de Drupal pour son CMS. Michel nous explique les raisons de ce choix et l’intérêt qu’il y a pour un média à s’intégrer dans un écosystème open source.